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CAMPAGNE DE L'UNESCO : 1960/1972


Le fleuve a toujours posé problème et dès l'Antiquité, les Egyptiens durent affronter l'inconstance de son débit.

Pour en savoir plus, cliquer ici (annexe 1)

 

La maîtrise du débit et la répartition de la crue faisaient partie des responsabilités royales. En Egypte, le fleuve ne possède pas de déclivité importante, c'est la Nubie qui achemine l'eau de l'inondation. Le débit (nombre de mètres cubes par seconde) est lié aux précipitations recueillies dans le bassin versant des hauts plateaux éthiopiens, situés à 1800 mètres d'altitude. Cette dénivellation, ajoutée à celle des cataractes, jouait sur la vitesse du courant. Elle permettait à la crue de traverser les déserts de Nubie et d'apporter au plus vite « l'eau nouvelle », source de vie.

Pour en savoir plus, cliquer ici (annexe 2)

 

Au début du XIXe siècle, le développement industriel joint à une démographie galopante exige du fleuve, plus de rendement. Muhammad Ali fait recreuser et agrandir les anciens canaux du Delta. En 1835, il ordonne la construction d'un barrage au nord du Caire, qui sera terminé en 1890, l'eau stockée irriguant les cultures toute l'année.

En 1902, un barrage à Assiout alimente la Moyenne-Egypte. En 1909, ceux de Nag Hammadi et d'Esna permettent le développement de la Haute-Egypte.

En revanche, l'édification du premier barrage d'Assouan bouleverse une irrigation millénaire. Construit sur les plans de l'ingénieur britannique Wilcock, il réduit les aléas des crues trop faibles. Le lac de retenue provoqué par cette construction hydraulique, inondait la Nubie jusqu'à Ouadi es-Séboua, à 160 km au sud d'Assouan. Il permettait d'évacuer annuellement le limon. Le développement économique et démographique exige deux surélévations : l'une de 5 mètres (entre 1907 et 1912), l'autre de plus de 4 mètres (de 1929 à 1934), créait une réserve d’eau atteignant Ouadi Halfa, à la frontière égypto-soudanaise.

En 1961, le déséquilibre entre l'expansion démographique et les ressources alimentaires, oblige le pays à importer, pour la première fois, des denrées alimentaires.

Pour en savoir plus, cliquer ici (annexe 3)

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Small aircraft called "love" used for archaeological survey in sudanese Nubia (photo Unesco/Rex Keating 1960) / Le petit avion appelé "Love" qui servit aux repérages archéologiques en Nubie soudanaise (photo Unesco/Rex Keating 1960)

Beautiful Nubian house with decorated entrance at Ashkeit. Today, except this portal decoration, we can still observe large houses between Kawa and Nubia Lake (photo Unesco/Rex Keating 1960) / Belle maison nubienne à l'entrée très décorée. Aujoud'hui, excepté ces décorations, on peut encore observer ces importants habitats entre Kawa et le lac Nubia (photo Unesco/Rex Keating 1960)

Typical portal decoration which contained many symbols having their roots in ancient traditions and beliefs (photo Unesco/Rex Keating 1960) / Décoration typique de l'entrée d'une maison nubienne affichant de nombreux symboles dont l'origine remonte aux anciennes traditions et croyances (photo Unesco/Rex Keating 1960)

Near Abka, Second Cataract, a Nubian who refused to leave his land (photo Unesco/Rex Keating 1966) / Près d'Abka, Seconde Cataracte, un Nubien refusant de quitter sa terre natale (photo Unesco/Rex Keating 1966)

At Ukma, every one try to save his history but can do nothing about the beautiful landscape (photo Unesco/Rex Keating 1960) / A Ukma, chacun essaie de sauver l'histoire nubienne mais ne peut rien faire en ce qui concerne le paysage (photo Unesco/Rex Keating 1960)

Seen from the aircraft, the southern end of the "Stone Belly" or Batn el-Haggar. We can see some arrows showing on the left bank, the fortresses of Semna south and Semna west and on the right bank, Kumma (photo Unesco/Rex Keating) / Vue aérienne de l'extrémité sud du "Ventre de Pierre" ou Batn el-Haggar. On peut discerner les flèches montrant sur la rive gauche les forts de Semna sud et de Semna ouest et sur la rive droite, Koumma (photo Unesco/Rex Keating)

Granitic barrier situated at the level of the fortresses of Semna west and Kumma. The researches of J. Vercoutter were going in the way that a dam should have been built during the Middle Empire under the king Amenemhat III. At the bottom, ruins of the fortress of Kumma (photo Unesco/R. Keating 1964) / Barrière rocheuse située au niveau des forteresses de Semna ouest et de Koumma. Les recherches de J. Vercoutter l'ont amené à penser que cette barrière de granit avait pu servir de base pour construire, sous le roi Amenemhat III, une espère de barrage. Au fond, vestiges de la forteresse de Koumma (photo Unesco/R. Keating 1964)

Inside the fortress of Semna west, the dismantling of the temple of Khnoum (photo Unesco/Rex Keating 1964) / A l'intérieur de la forteresse de Semna ouest, travaux de démantelèment du temple de Khnoum (photo Rex Keating 1964)

General view of the Semna west fortress (photo Unesco/Rex Keating 1964) / Vue générale de la forteresse de Semna ouest (photo Unesco/Rex Keating 1964)

Khnoum temple of the fortress of Semna west (photo Rex Keating 1964) / Le temple de Khnoum de la forteresse de Semna ouest (photo Rex Keating 1964)

Inside rooms of the temple dedicated to the god Khnoum and the king Sesostris III, built under Thotmes III (1504-1450 BC). Today, this temple is in the Museum of Khartoum (photo Unesco/Paul Almasy) / Salles intérieures du temple dédié à Khoum et au roi Sésostris III construit sous Thotmès III (1504-1450 BC). Aujourd'hui, ce temple est dans le Musée de Khartoum (photo Unesco/Paul Almasy)

Dismantling of the temple of Khnoum of the fortress of Semna west (photo Unesco/Rex Keating 1964) / Démentèlement du temple de Khnoum de la forteresse de Semna ouest (photo Unesco/Rex Keating 1964)

Under the direction of Dr. Friedrich Hinkel and with very poor means, the workmen use probably the same technics for moving stones that during Antiquity (photo Unesco/Rex Keating 1964) / Sous la direction du Dr. Friedrich Hinkel et avec très peu de moyens, les ouvriers utilisent probablement les mêmes techniques pour le transport des pierres que dans l'Antiquté (photo Unesco/Rex Keating 1964)

Always the same old technics and means under the direction of the German architect, Dr. Friedrich Hinkel /Toujours les mêmes vieilles techniques (travaux dirigés par l'architecte allemand,  Dr Friedrich Hinkel

All over, desert and poor means for railway... (photo Unesco/Rex Keating 1964) / Partout le désert et de pauvres moyens pour construire des rails afin d'acheminer les blocs de pierre (photo Unesco/Rex Keating 1964)

Unexpected and genious railway for the transportation of the stones (photo Unesco/Rex Keating 1964) / Voie ferrée de génie pour le transport des blocs de pierre du temple de Khnoum (photo Unesco/Rex Keating 1964)

The Unesco Radio and Television Expedition led here by Rex Keating, descending from the temple of Khnoum to the river along one of the main streets of the fortress of Semna west (photo Unesco/Rex Keating 1960) / La Radio et la Télévision de l'Unesco conduite ici par Rex Keating qui descend du temple de Khnoum vers le fleuve le long d'une des rues principales de la forteresse de Semna ouest (photo Unesco/Rex Keating 1960)

Remains of the Semna village which, about 2000 BC, marked Egypt's southern frontier. Here it is slowly submerged by the upstream lake of Nubia (Lac Nasser) (photo Unesco/Rex Keating) / Ce qui reste du village de Semna, qui fut aux environs de 2000 av. J.-C. la frontière sud de l'Egypte. Ici, il est peu à peu submergé par les eaux de retenue du lac Nubia (Nasser) (photo Unesco/Rex Keating)

Bases of the XIIe egyptian dynasty temple in the fortress of Kumma (photo Unesco/Rex Keating) / Arasements du temple édifié sous la XIIe dynastie égyptienne de la forteresse de Koumma (photo Unesco/Rex Keating)

Looking south the cataract, the main fortified gateway of the fortress of Shelfak which was situated on the left bank of the Nile (photo Unesco/Rex Keating 1960) / Depuis le sud de la cataracte, entrée défensive de la forteresse de Shelkak qui était située sur la rive gauche du Nil (photo Unesco/Rex Keating 1960)

The fortress of Askut built on an island in the middle of the Second Cataract (photo Unesco/Rex Keating 1964) / La forteresse d'Askut construite sur une île au milieu de la Seconde Cataracte (photo Unesco/Rex Keating 1964)

Inside the wall of the fortress of Serra east, ruins of an early Christian church (photo Unesco/Rex Keating 1960) / A l'intérieur du mur d'enceinte de la forteresse de Serra ouest, ruines d'une église primitive chrétienne (photo Unesco/Rex Keating 1960)

Mirgissa fortress with buildings for the egyptian administration. A small temple was dedicated to Hathor, the deity of Iken. A very long pathway separated those places from the first fortified fortress wall (photo Jean Vercoutter) / La forteresse de Mirgissa avec des bâtiments destinés à l'administration égyptienne. Un petit temple était dédié à Hathor maîtresse d'Iken. Un long couloir séparait cette organisation politique et religieuse du premier mur d'enceinte (photo Jean Vercoutter)

This gateway facing north, allowed to go toward the first wall through a very massive door with bastions making a very narrow way blocked if necessary by two wooden doors and an herse (photo Unesco/Rex Keating - text Francis Geus) / On entrait dans la forteresse par le nord, en franchissant le premier mur par une porte massive à bastions enserrant un étroit passage que pouvaient bloquer deux portes en bois et une herse (photo Unesco/Rex Keating - texte Francis Geus)

About fifty workmen take out the sand between the inside wall and the exterior one of the Mirgissa fortress. This last looks like a dune parallel to the visible wall. Both were 10 m high and 6 m wide with squared bastions and angle towers (photo Jean Vercoutter) / Environ 50 ouvriers travaillent au dégagement du fossé séparant les deux murs d'enceinte de la forteresse de Mirgissa. Ce qui semble être une dune parallèle au mur de brique crue est en réalité l'emplacement du mur extérieur. Tous les deux mesuraient 10 m de haut et 6 m de large avec des bastions carrés et des tours d'angles (photo Jean Vercoutter)

 

Jean Vercoutter and his egyptien raïs talking about excavation work (photo Jean Vercoutter) /Jean Vercoutter et son contremaître egyptien parlant de l'avancement des travaux de dégagement (photo Jean Vercoutter)

Mirgissa site was extended over three km and the fortress has been evaluated at 4 hectares. From the fortress, a big wall of 600 m was protecting a large city (about 7 hectares). Towards the north-east, another city, not fortified, was build near a small fortress watching a branch of the Nile just facing the Dabenarti fortress also on an island (photo Unesco/Rex Keating) / Le site de Mirgissa était étendu sur 3 km et la forteresse a été évaluée à 4 hectares. Depuis la forteresse, un grand mur de 600 m protégeait une ville d'environ 7 hectares. Vers le nord-est, une autre ville non fortifiée était construite près d'une petite forteresse qui surveillait un bras du Nil juste en face de la forteresse de Dabenarti édifiée sur un ilôt de la Seconde Cataracte.

Sliding pathway, connecting the natural harbour and a small city at 2 km downstream. This road made of mud and wooden logs allowed to pull up the boats or the goods in order to avoid the rapids of the Second Caratact (photo Jean Vercoutter) / Glissière reliant le port naturel à une localité située à plus de 2 km en aval. Cette route de limon armée de rondins de bois permettait de tracter des bateaux ou des cargaisons afin d'éviter le franchissement des rapides (photo Jean Vercoutter)

The huge fortified wall of Buhen fortress made if mud bricks (photo Unesco/Rex Keating 1960) / Mur d'enceinte de la forteresse de Bouhen fait de briques crues (photo Unesco/Rex Keating 1960)

 

Earlier excavations of the western fortifications of Buhen fortress showing bastions, arrow slits, ramparts, inner ditch (photo Unesco/Rex Keating 1960) / Fouilles anciennes de la partie ouest de la forteresse de Bouhen montrant les bastions, les meurtrières, les remparts, le fossé intérieur (photo Unesco/Rex Keating 1960)

Excavation work in progress at the fortress of Buhen. Like all the fortresses of the Second Cataract, Buhen will be submerged by the lake of the new Aswan dam (photo Unesco/Rex Keating 1960) / Travaux de dégagement de la forteresse de Bouhen. Comme toutes les forteresses de la Seconde Cataracte, Bouhen sera immergée par les eaux du lac de retenue du Haut Barrage d'Assouan (photo Unesco/Rex Keating 1960)

The old Wadi Halfa town was on the east bank of the Nile, a few miles from the egyptian frontier. It has been submerged under 40 m of water (photo J. Stordy) / La ville ancienne de Ouadi Halfa qui était située sur la rive est du Nil, à quelques kilomètres de la frontière égytienne. Elle a disparue sous environ 40 m d'eau (photo J. Stordy)

The former and pleasant Nile Hotel at Wadi Halfa is now under the water (photo Unesco/ Rex Keating 1960) / L'ancien et charmant Hôtel du Nil à Ouadi Halfa est maintenant sous les eaux (photo Unesco/Rex Keating 1960)

In the foreground, the second site under excavation of Faras south, showing foundations of the Middle Kingdom temple. The mound in the background, which has yet to be excavated, is surmonted by a Dervish fortress and the ruins of an early christian church (photo Rex Keating 1960) / Au premier plan, le second site en cours d'exploitation de Faras sud, montre les fondations du temple du Moyen Empire. Le monticule à l'arrière-plan est encore à explorer. Il est surmonté d'une forteresse derviche et de ruines d'une église chrétienne (photo Rex Keating 1960)

At Faras, the grave of Bishop Joannes (photo Rex Keating 1960) / A Faras, la tombe de l'évêque Jean (photo Rex Keating 1960)

At Faras east, ruins of an early christian church (photo Unesco/Rex Keating 1960) / A Faras Est, ruines d'une église chrétienne primitive (photo Unesco/Rex Keating 1960)

 

Member of the polish expedition uncovering the top of a coloured fresco in the great early christian church at Faras (photo Unesco/Rex Keating 1962) / Un membre de l'expédition polonaise met à nu une fresque polychrome d'une église des premiers temps de l'ère chrétienne découverte à Faras (photo Unesco/Rex Keating 1962)

The columns of the Faras cathedral, now in the courtyard of the archaeological museum of Khartoum (photo Rex Keating 1960) / Les colonnes de la cathédrale de Faras maintenant dressées dans l'enceinte du musée archéologique de Khartoum (photo Rex Keating 1960)

 

L'agriculture ne suffit plus et l'industrialisation s'impose : ce fut un des grands projets de la révolution de Nasser, en 1952. Deux ans plus tard, un comité international d'experts se prononce en faveur d'un barrage-poids, projet que le gouvernement adopte. Le Sadd el-Ali ou "Grande Digue" est construit à 7 kilomètres en amont du premier barrage : il mesure 3,6 kilomètres de long, 980 mètres de large à sa base, et 40 mètres de haut. Durant cinq ans, de jour comme de nuit, 30 000 hommes y travaillent.

On a souvent évoqué les avantages et les inconvénients du Haut-Barrage sur les territoires nubien et égyptien. Cependant, un facteur doit être mis en évidence, les mouvements de substructure et de subsidence en relation avec la tectonique des plaques. Ils menacent les terres fertiles du Delta qui étaient colmatées et maintenues hors de l'eau grâce aux dépôts annuels du limon.

Pour en savoir plus, cliquer ici (annexe 4)

 

Depuis 1964, cet extraordinaire ciment n'entretient plus le colmatage naturel qui donnait aux rivages du nord, sa parfaite homogénéité.

La construction du Haut-Barrage a immergé la terre nubienne sous environ 170 mètres d'eau. Y avait-il une autre solution ? En décembre 1955, une alternative, « The Nile Waters Question », était proposée par le gouvernement soudanais en réponse au « Report on the Monuments of Nubia likely to be Submerged by the Sadd el-Ali » rédigé par les archéologues et experts égyptiens qui avaient visité les sites entre Assouan et Ouadi Halfa. Contrairement au projet égyptien, la proposition soudanaise envisageait un programme de développement global depuis les marais du Sadd (Sud Soudan) jusqu'au Delta (Nord de l’Egypte). Il reposait sur la mise en valeur réussie de la vallée du Tennessee (Etats Unis), avec une succession de petits barrages qui auraient drainé les eaux des grands lacs et celles des pluies éthiopiennes. L'Egypte et le Soudan étaient conjointement bénéficiaires.

Pour en savoir plus, cliquer ici (annexe 5)

 

Si le projet avait été retenu, toute la Basse-Nubie aurait été sauvée. Au Soudan, l'édification du Haut-Barrage allait engloutir 200 kilomètres de territoire, depuis Adindan jusqu'à la cataracte de Dal ainsi que les 300 sites archéologiques répertoriés.

Pour en savoir plus, cliquer ici (annexe 6)

 

Lorsque Jean Vercoutter accepte le poste de Directeur du Département des Antiquités de Khartoum,en 1955, il est tout de suite préoccupé par ce patrimoine menacé. Quelques mois après sa nomination, il soumet au président El-Azari un « Rapport Préliminaire sur les Monuments Soudanais et les Sites Susceptibles d'être Submergés ». Le président, un homme affable et courtois, rassure l'archéologue : "Ne vous inquiétez pas, le Soudan n'acceptera jamais la construction du nouveau barrage d'Assouan". Malheureusement, quelques mois plus tard, le chef de l'Etat est remplacé par le général Ibrahim Abboud qui donnait son accord à Nasser. A la décharge de ce dernier, et selon Jean Vercoutter, "Cet homme de l'Est, n'avait jamais visité Ouadi Halfa et n'avait pas la moindre idée de l'importance économique du Nord-Soudan".

En Egypte, les temples de Basse-Nubie furent regroupés dans les "oasis culturelles" de Kalabsha, Ouadi es-Séboua et Amada, ceux d'Abou Simbel surélevés et celui de Philae déplacé.

Que sont devenus les hommes et les femmes qui abandonnèrent en 1963 et 1964 leur mère patrie ? Entre Louxor et Assouan, ils furent répartis dans 44 nouveaux villages éparpillés en forme de fer à cheval. Au Soudan, ils furent regroupés à Khashm el-Girba dans la province de Kassala, dans un environnement et avec des conditions de vie auxquels ils n'étaient pas habitués.

Pour en savoir plus, cliquer ici (annexe 7)

 

Hassan Daffalah, le commissaire égyptien du district de Ouadi Halfa durant la campagne de l'Unesco, a parlé de ce peuple plein de générosité et de courtoisie : "Les Nubiens étaient renommés pour leur honnêteté et leur amour de la paix.... la société moderne a beaucoup à apprendre de ces attitudes envers la vie...... »

 

 

Il faut aussi rendre hommage à Rex Keating (1910-2005) qui fut directeur de la Mission Radio et Télévision de l'UNESCO de 1956 à 1971 pendant la 3ème campagne de sauvegarde des temples nubiens. Après des études à Londres, sa carrière de journaliste le conduit vers l'est du bassin méditerranéen. Il fonde le service des émissions européennes au Caire qu'il dirige de 1935 à 1945. Plus tard il devient directeur du service des émissions en Palestine, puis à Chypre. En 1972.73 et 80, il est consultant pour l'Unesco et fait des films pour le développement agricole et sanitaire en Afrique de l'ouest.

 

Pour accèder au site internet dédié à Rex Keating, cliquez ici

Lire l'allocution de Monsieur Vittorino Veronèse, Directeur Général de l'UNESCO (1960) : cliquez ici

 

 

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